En Occitanie, EDF accélère l’électrification des usages pour renforcer la décarbonation et la souveraineté énergétique

Face à l’urgence climatique et aux enjeux de souveraineté énergétique, EDF renforce en Occitanie une stratégie fondée sur l’électrification massive des usages, appuyée sur une électricité déjà très largement décarbonée. Production nucléaire et hydraulique, développement maîtrisé des énergies renouvelables, solutions pour la mobilité, les bâtiments et l’industrie, investissements industriels et ancrage territorial : à l’occasion de la présentation de son bilan et de ses perspectives, le groupe dresse un panorama structurant de son action régionale.

Centre de supervision et de surveillance des parcs éoliens et photovoltaïques d'Europe, basé à Colombiers dans l'Hérault. (Photo EDF)

Centre de supervision et de surveillance des parcs éoliens et photovoltaïques d'Europe, basé à Colombiers dans l'Hérault. (Photo EDF)

En Occitanie, la transition énergétique s’appuie sur un constat clair : les transports concentrent à eux seuls 52 % des émissions de gaz à effet de serre régionales, devant le résidentiel et le tertiaire, qui pèsent pour 32 %, et l’industrie, à hauteur de 10 %. Dans ce contexte, EDF fait de l’électrification des usages un levier central de décarbonation, en s’appuyant sur une électricité déjà fortement bas carbone.

Cette stratégie se traduit par le déploiement de solutions électriques performantes pour la mobilité, qu’il s’agisse des transports légers, des poids lourds ou de l’aviation, mais aussi par l’essor des pompes à chaleur dans les bâtiments et par l’électrification croissante des procédés industriels. Pompes à chaleur haute température, procédés thermiques électriques ou fours électriques participent ainsi à une transformation profonde des modes de production et de consommation énergétique sur le territoire.

Un acteur industriel majeur au cœur des territoires occitans

EDF s’impose comme un acteur industriel de premier plan en Occitanie, avec 28 TWh d’électricité produits en 2025, issus d’un mix très majoritairement décarboné reposant sur le nucléaire (30 %), l’hydraulique (39 %) et les énergies renouvelables, solaire et éolien (28 %). Cette production s’appuie sur 9 600 salariés mobilisés dans la région, au service de 2,5 millions de clients particuliers et 258 000 clients professionnels, accompagnés dans leur trajectoire de décarbonation.

Chaque année, environ 500 recrutements sont réalisés, principalement sur des métiers techniques, confirmant l’ancrage durable du groupe dans le tissu économique et industriel régional.

Le nucléaire, pilier de la sécurité d’alimentation régionale

Située en Tarn-et-Garonne, la centrale nucléaire de Golfech joue un rôle déterminant dans l’équilibre du système électrique régional. En 2025, elle a produit 11,4 TWh d’électricité, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 2,3 millions de foyers.

Sur la période 2020-2025, les opérations de maintenance et de modernisation engagées dans le cadre du Grand Carénage ont représenté 1 milliard d’euros d’investissements, dont 490 millions d’euros de commandes locales, mobilisant plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Dans le prolongement du programme national de relance du nucléaire, le site de Golfech figure parmi ceux étudiés pour l’accueil potentiel de futurs réacteurs EPR2, avec des analyses en cours portant sur le foncier, les capacités de refroidissement et l’évacuation de l’électricité produite.

L’hydraulique, un levier stratégique de flexibilité

Pilier historique du mix énergétique régional, l’hydroélectricité constitue la première source d’électricité en Occitanie, avec environ 11 TWh produits chaque année grâce à près de 100 barrages. Cette énergie pilotable joue un rôle clé dans la flexibilité du système électrique, notamment face au développement croissant des énergies renouvelables intermittentes.

Le projet Montézic 2 illustre cette dynamique. Il prévoit l’extension de la station de transfert d’énergie par pompage mise en service en 1982, afin de porter sa puissance de 920 MW à environ 1 300 MW. Un investissement estimé à 500 millions d’euros est à l’étude, avec jusqu’à 400 emplois mobilisés au plus fort du chantier, renforçant la capacité de stockage et de régulation du réseau.

Un développement encadré des énergies renouvelables et de la chaleur bas carbone

En Occitanie, EDF poursuit le développement des énergies renouvelables en cohérence avec les besoins du système électrique et les procédures nationales. Le parc régional s’appuie sur 19 parcs éoliens et 18 centrales solaires, représentant 959 MW de capacité installée.

Parallèlement, la décarbonation passe aussi par la chaleur renouvelable. À Nîmes, le réseau urbain exploité par Dalkia, d’une puissance de 90,6 MW, alimente l’équivalent de 6 000 logements et permet d’éviter environ 20 000 tonnes de CO₂ par an. À La Grande-Motte, un réseau de thalassothermie de 6 MW thermiques couvre les besoins de près de 2 000 logements et bâtiments publics, avec une part d’énergies renouvelables supérieure à 60 %. À Toulouse Montaudran, un réseau de chaleur mis en service en octobre 2025 valorise la chaleur fatale d’un data center hébergeant le supercalculateur de Météo-France et fournit un tiers des besoins du quartier.

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Bastien Toulemonde, directeur de l’action régionale EDF en Occitanie. (Photo EDF)

Innovation, compétences et engagement territorial

L’Occitanie constitue un pôle stratégique pour le groupe, notamment autour de Montpellier, où sont implantées plusieurs structures nationales dédiées aux énergies renouvelables, aux solutions énergétiques et aux réseaux de chaleur. À Colombiers, dans l’Hérault, EDF exploite des centres spécialisés dans la maintenance prédictive et le pilotage des installations renouvelables à l’échelle nationale, contribuant à la fiabilité du système électrique et à l’intégration des énergies intermittentes.

Le groupe soutient également l’innovation industrielle régionale à travers des partenariats ciblés, notamment avec Henera et Aura Aéro, participant à l’émergence de filières industrielles d’avenir.

La transition énergétique repose enfin sur les compétences humaines. Entre 450 et 500 recrutements sont réalisés chaque année en Occitanie, tandis que près de 200 alternants sont accueillis afin d’anticiper le renouvellement des compétences. Des actions sont menées en faveur de la mixité des métiers et de la découverte professionnelle, notamment à Toulouse et à Nîmes.

Au-delà de son rôle industriel, EDF inscrit son action dans une démarche de responsabilité sociale et territoriale. Par l’intermédiaire de la Fondation groupe EDF, 140 000 euros de mécénat territorial sont consacrés chaque année en Occitanie à 12 associations locales, œuvrant dans les domaines de l’insertion, de l’éducation et de la solidarité.

Pour Bastien Toulemonde, directeur de l’action régionale EDF en Occitanie, « EDF est à la fois un acteur industriel, un investisseur et un partenaire des territoires. Notre priorité est d’accompagner la décarbonation, de sécuriser et moderniser nos moyens de production et de développer des solutions de flexibilité et de stockage. Cette transition repose aussi sur les femmes et les hommes qui la rendent possible ».

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