Toulouse. Le Théâtre de la Cité ouvre un nouveau chapitre avec 32 spectacles en 2026-2027

Nouvellement nommés à la direction du Théâtre de la Cité – Centre dramatique national Toulouse Occitanie, Émilie Capliez et Matthieu Cruciani ont dévoilé les 9 et 10 juin les contours de la saison 2026-2027. De septembre à juin, l’institution toulousaine proposera 32 rendez-vous, 180 représentations et 16 projets créés au cours de la saison, dont cinq au Théâtre de la Cité. Théâtre, cirque, danse, musique, cinéma et spectacles familiaux composeront cette première programmation portée par le nouveau tandem.

Matthieu Cruciani et Émilie Capliez, directeurs  du Théâtre de la Cité. (Photo Siimon Gosselin)

Matthieu Cruciani et Émilie Capliez, directeurs du Théâtre de la Cité. (Photo Siimon Gosselin)

Une nouvelle page s’écrit au Théâtre de la Cité – Centre dramatique national Toulouse Occitanie. Arrivés à la tête de l’institution en janvier 2026, Émilie Capliez et Matthieu Cruciani ont présenté au public, les 9 et 10 juin, la programmation de la saison 2026-2027.

Après avoir codirigé pendant sept ans la Comédie de Colmar – CDN Grand Est Alsace, les deux artistes succèdent à Galin Stoev et prennent la direction de l’un des principaux équipements culturels de Toulouse.

Cette première saison constitue à la fois une transition et un point de départ. Une partie de la programmation avait été imaginée par la précédente direction, tandis que plusieurs spectacles, artistes et orientations apportés par le nouveau tandem commencent à dessiner le projet appelé à se développer au cours des prochaines années.

« C’est une grande joie pour nous d’arriver au Théâtre de la Cité pour en prendre la direction et avoir ainsi l’occasion de vous présenter cette nouvelle saison 2026-2027 », expliquent Émilie Capliez et Matthieu Cruciani.

Les deux directeurs souhaitent préserver la relation construite entre le théâtre et ses spectateurs, dans un contexte où la fréquentation des lieux culturels et la curiosité pour les formes contemporaines demeurent au cœur des enjeux du spectacle vivant.

« Cette curiosité et cette fidélité sont précieuses et nous nous attacherons à en prendre soin pour que le théâtre demeure un espace de rencontre, de liberté, de recherche et aussi de joie », soulignent-ils.

Un théâtre ouvert, chaleureux et ancré dans son territoire

Le projet artistique porté par Émilie Capliez et Matthieu Cruciani repose sur l’ambition de faire du Théâtre de la Cité un lieu largement ouvert sur Toulouse, sa métropole et l’Occitanie.

« C’est dans cet esprit que nous nous mettons au travail, avec force et enthousiasme, accompagné·es des artistes et de toute notre équipe, pour faire du Théâtre de la Cité un lieu ouvert et chaleureux, un lieu ensoleillé où il fera bon vivre et être ensemble », annoncent les nouveaux directeurs.

Leur feuille de route prévoit de conjuguer création artistique, développement des publics, transmission, proximité territoriale et coopération avec les autres acteurs culturels. Le tandem souhaite défendre un théâtre accessible sans renoncer à l’exigence artistique, nourri par les grands textes et attentif aux nouvelles formes d’expression.

Cette conception élargie de la scène doit permettre de faire dialoguer le théâtre avec la danse, le cirque, la musique, le cinéma, les arts visuels et l’opéra. Une attention particulière sera également accordée à l’enfance, à la jeunesse et aux familles.

Un CDN fondé en 1949 dans le mouvement de la décentralisation théâtrale

Le projet s’inscrit dans l’histoire du Centre dramatique national de Toulouse, fondé en 1949. Troisième CDN créé en France, l’établissement s’est développé autour du Grenier de Toulouse, troupe emblématique de la décentralisation théâtrale.

Émilie Capliez et Matthieu Cruciani connaissent particulièrement bien le fonctionnement de ces institutions. Tous deux ont été formés à la Comédie de Saint-Étienne et ont construit une grande partie de leur parcours dans les théâtres publics.

Entre 2019 et 2026, leur codirection de la Comédie de Colmar leur a permis d’exercer les différentes missions associées au label de Centre dramatique national : accompagner les artistes, produire des spectacles, favoriser la création, développer les publics et inscrire le théâtre dans son territoire.

À Toulouse, ils pourront s’appuyer sur un équipement disposant de plusieurs espaces scéniques, d’ateliers de construction, de moyens de confection de costumes et d’équipes dotées d’un important savoir-faire technique.

Le Théâtre de la Cité accueille aussi L’Atelier Cité, qui place de jeunes artistes en formation au contact de la création professionnelle. Les membres de cette troupe alterneront entre travail de plateau, recherche, transmission et rencontres avec les publics.

Un dialogue entre création artistique, sciences et innovation

La place occupée par Toulouse dans les domaines de la recherche, de l’aéronautique, du spatial et de l’enseignement supérieur devrait également nourrir le nouveau projet.

Émilie Capliez et Matthieu Cruciani souhaitent créer, en coopération avec plusieurs opérateurs toulousains, un temps fort consacré au dialogue entre les arts et les sciences.

Cette initiative doit inscrire davantage le théâtre dans l’environnement universitaire, scientifique et économique de la métropole, tout en faisant émerger de nouvelles formes de création et de réflexion.

La nouvelle direction entend aussi renforcer les spectacles présentés hors les murs et les formes conçues pour l’itinérance. Le Théâtre de la Cité ambitionne ainsi d’aller à la rencontre des habitants de différents territoires, notamment de ceux qui fréquentent peu ou pas les salles de spectacle.

Une ouverture plus importante vers l’Europe figure également parmi les axes défendus par le tandem.

Un « Grand Ensemble » pour installer des collaborations durables

La nouvelle direction souhaite réunir autour du Théâtre de la Cité un large collectif d’artistes baptisé le Grand Ensemble.

Celui-ci comprendra notamment Julie Duclos, Jeanne Candel, Yngvild Aspeli, Baro d’evel, Jean-Christophe Folly, le Club dramatique et MégaSuperThéâtre.

Le principe ne consiste pas uniquement à programmer ponctuellement leurs spectacles, mais à les associer durablement à la vie du Centre dramatique national. Création, transmission, recherche et actions avec les publics pourront ainsi être conduites sur plusieurs saisons.

Cette présence artistique doit contribuer à faire du théâtre une véritable maison de création, habitée par des univers et des pratiques complémentaires.

32 propositions et 180 représentations de septembre à juin

La saison 2026-2027 réunira 32 propositions artistiques, présentées entre septembre 2026 et juin 2027. Au total, le Théâtre de la Cité prévoit environ 180 levers de rideau et mettra 75 000 places à la vente.

La programmation comprend 16 projets créés au cours de la saison, dont cinq créations accueillies au Théâtre de la Cité. Elle intégrera également quatre spectacles à découvrir en famille, accessibles à partir de 6, 8 ou 9 ans selon les productions.

Les représentations se répartiront principalement entre La Salle, espace permettant d’accueillir les productions de grande ampleur, et Le CUB, davantage adapté aux formes resserrées et aux relations de proximité avec les interprètes.

Certains rendez-vous se dérouleront également dans la salle de répétition ou chez des partenaires tels que le Théâtre Sorano et le théâtre Garonne. Plusieurs spectacles seront présentés en coopération avec Odyssud – Blagnac, le théâtre Garonne ou encore l’Opéra national du Capitole.

Baro d’evel ouvrira la saison avec « Qui som? »

La saison débutera du 23 septembre au 3 octobre 2026 avec « Qui som? », création de Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias pour la compagnie Baro d’evel.

Présenté dans La Salle, ce spectacle d’une durée de 1 h 40 associera cirque, danse et théâtre. La distribution réunira Sabianka Bencsik, Lucia Bocanegra, Martina Calvo, Julien Cassier, Camille Decourtye, Cecilia Figueiredo, Mahamat Fofana, Greta García, Blaï Mateu Trias ou Claudio Stellato, Marti Soler et Guillermo Weickert.

La compagnie y développera un univers à la fois physique, poétique et musical, autour d’une interrogation centrale : les êtres humains savent-ils réellement qui ils sont ?

Baro d’evel, membre du Grand Ensemble, défend une démarche transdisciplinaire mêlant cirque, théâtre, mouvement, musique et arts visuels. Sa présence en ouverture donne une première indication sur le décloisonnement artistique recherché par la nouvelle direction.

Godard, Raphaël et Molière au programme du mois d’octobre

Du 6 au 15 octobre, les artistes de L’Atelier Cité participeront à « 9 minutes 43 », mis en scène par Bruno Geslin à partir de l’œuvre de Jean-Luc Godard.

Cette création, dont la durée est estimée à 1 h 30, fera dialoguer deux générations : la jeunesse des années 1960, observée et filmée par Godard, et celle des années 2020. Cinéma, théâtre et matériaux documentaires doivent se croiser dans cette exploration conduite avec les jeunes interprètes de L’Atelier Cité.

Les 7 et 8 octobre, le chanteur Raphaël présentera « Karaoké », en collaboration artistique avec Cyril Teste.

Le collectif belge tg STAN prendra ensuite possession de La Salle, du 14 au 17 octobre, avec « 1, 2, 3 Poquelin », une proposition construite autour de l’œuvre de Molière.

Sophocle et Antonioni feront résonner les questions contemporaines

Le mois de novembre s’ouvrira avec « Œdipe/Antigone », présenté du 3 au 6 novembre dans La Salle. Stéphane Braunschweig assurera l’adaptation, la scénographie et la mise en scène de cette œuvre d’après Sophocle.

D’une durée estimée à 3 h 15, le spectacle abordera le cycle de la violence, la tyrannie, l’exercice du pouvoir et la démesure humaine. Il fera partie des cinq projets créés au Théâtre de la Cité pendant la saison.

Du 3 au 13 novembre, le CUB accueillera « Le Silence », création inspirée de l’œuvre de Michelangelo Antonioni. Le texte est signé Guillaume Poix et Lorraine de Sagazan, qui en assure également la mise en scène.

Présenté avec Odyssud – Blagnac, le spectacle se déroulera sans paroles. Il cherchera à montrer comment les corps, les regards, les déplacements et l’espace peuvent révéler les états intérieurs des personnages.

Les 13, 14 et 15 novembre, Jonathan Guichard et Lauren Bolze présenteront « Thaumazein » dans La Salle.

Du 13 au 21 novembre, la salle de répétition accueillera « La Timidité des cimes », à partir d’un texte original de Laura Vazquez, dans une mise en scène de Maëva Meunier et Juliette Paul. Présenté avec le Théâtre Sorano, le spectacle suivra deux femmes parties enquêter sur la disparition inexpliquée de plusieurs forêts à travers le monde.

La danseuse et chorégraphe Rocío Molina sera ensuite présente du 17 au 20 novembre avec « Calentamiento ».

Émilie Capliez met en scène « Une vie d’acteur »

Du 24 au 27 novembre, le public retrouvera au CUB « Une vie d’acteur », texte de Tanguy Viel mis en scène par Émilie Capliez et interprété par Pierre Maillet.

Pendant 1 h 20, le comédien entremêlera souvenirs personnels, scènes de films et réflexions sur son rapport au cinéma. La pièce raconte la manière dont les œuvres, les acteurs et les salles obscures peuvent accompagner une vie entière.

Le 26 novembre, le ciné-concert « Le Prix de beauté » sera présenté dans La Salle autour du film d’Augusto Genina, avec une proposition musicale de Michel Lehmann.

Le monde du travail et la démocratie au cœur du mois de décembre

Du 2 au 12 décembre, le CUB accueillera « 7 minutes », texte de l’auteur italien Stefano Massini mis en scène par Maëlle Poésy.

La pièce met en présence des salariées appelées à prendre une décision collective concernant leurs conditions de travail. À partir d’un choix apparemment limité, le spectacle questionne les rapports de force, la solidarité et les concessions imposées au monde du travail.

Du 4 au 9 décembre, Émilie Capliez mettra en scène « Quand j’étais petite je voterai », texte de Boris Le Roy destiné aux spectateurs à partir de 9 ans.

Présentée dans La Salle avec Odyssud – Blagnac, cette production de 50 minutes abordera les mécanismes de la démocratie, de la représentation et de l’engagement citoyen. Elle s’adressera aussi bien aux enfants qu’aux adultes qui les accompagnent.

Joël Pommerat ouvrira l’année 2027

La programmation reprendra du 10 au 16 janvier 2027 avec « Les Petites Filles modernes », titre provisoire du nouveau projet de Joël Pommerat.

Du 12 au 15 janvier, le CUB accueillera « Traversée », texte d’Estelle Savasta mis en scène par Marie-Ève Huot. Accessible dès 9 ans, le spectacle racontera le parcours de Nour, une enfant élevée par une nourrice qui communique avec ses mains et contrainte de rejoindre une mère biologique qu’elle ne connaît pas.

Du 19 au 22 janvier, Hugues Duchêne présentera « J’attends peu, j’aspire à beaucoup » au Théâtre Sorano.

Les 21, 22 et 23 janvier, Aurélien Bory proposera « Portrait d’orchestre » autour de la musique de Beethoven.

Du 27 au 30 janvier, La Salle accueillera « Sans suite [un air de roman] », porté par Baptiste Amann, Pascal Sangla et Sébastien Bournac. Parallèlement, François Gremaud présentera « Mon frère » au CUB du 26 janvier au 5 février.

Des récits intimes et collectifs en février et en mars

Du 12 au 20 février, Cyril Jaubert présentera « Toute une histoire » dans La Salle. Le mois se poursuivra du 24 au 27 février avec « La Fête » d’Anne-Cécile Vandalem.

Du 2 au 4 mars, le CUB accueillera « Quand la neige tombera sur l’océan », texte de Sonia Belskaya, conçu et mis en scène par Lou Broquin et Ysé Broquin.

Accessible dès 8 ans, ce spectacle de matières et de formes animées racontera l’accompagnement d’un père en fin de vie par ses filles. Celles-ci se sont fait une promesse : leur père partira lorsque la neige tombera sur l’océan.

Les 3 et 4 mars, Vimala Pons présentera « Honda Romance » dans La Salle. Les 9 et 10 mars, le chorégraphe Arno Schuitemaker investira le CUB avec « Monday ».

Du 13 au 19 mars, Tiphaine Raffier proposera dans La Salle « L’Hors-présence ou Chimères du pays de Morsan ».

Matthieu Cruciani retrouve Koltès avec Jean-Christophe Folly

Du 24 mars au 3 avril, Matthieu Cruciani mettra en scène au CUB « La Nuit juste avant les forêts » de Bernard-Marie Koltès, avec Jean-Christophe Folly.

Durant 1 h 15, un acteur portera la parole d’un homme confronté à la solitude, à l’exclusion et à la violence sociale. Dans la nuit, ce personnage marginalisé tente de retenir un inconnu et de créer, par les mots, un lien susceptible de rompre son isolement.

Membre du Grand Ensemble, Jean-Christophe Folly développe une activité à la croisée du théâtre, du cinéma, de la musique et de la littérature. Sous le pseudonyme Tatum Gallinesqui, il compose et enregistre plusieurs albums. Il est également l’auteur du roman Benoît Blues.

Tchekhov et la réécriture de l’histoire en avril

Du 20 au 25 avril, Jean-François Sivadier présentera « Ivanov » d’Anton Tchekhov dans La Salle.

Du 22 au 29 avril, le CUB accueillera « Propagang », texte et mise en scène de Matthieu Barbin.

La pièce mettra en scène quatre personnes prenant en otage le ministère de l’Éducation nationale pour s’emparer de l’écriture des futurs programmes d’histoire. À la croisée du concert, du manifeste et du cabaret, le spectacle questionnera la fabrication des récits collectifs et leur transmission.

Du 27 avril au 5 mai, Nicolas Heredia présentera « On fera mieux la prochaine fois » au théâtre Garonne.

La conquête spatiale racontée avec un piano et quelques cartons

Du 11 au 14 mai, le CUB accueillera « Fusées », spectacle imaginé par Jeanne Candel, Vladislav Galard, Sarah Le Picard, Jan Peters et Claudine Simon, sous la direction de Jeanne Candel.

Présentée avec le théâtre Garonne, cette production familiale de 55 minutes, accessible dès 6 ans, racontera la conquête de l’espace et la création du monde à partir de quatre interprètes, d’un piano démonté, de cartons et de plusieurs objets détournés.

Fondatrice de la compagnie La Vie brève en 2009, Jeanne Candel développe un théâtre collectif dans lequel le jeu, la musique et l’invention scénique sont étroitement liés.

Du 19 au 26 mai, Mélissa Zehner présentera « Folies furieuses » au CUB.

La saison s’achèvera dans La Salle du 29 mai au 5 juin avec « Amours fugitives », programme réunissant des œuvres d’Edward Clug et Hans van Manen, interprétées par le Ballet de l’Opéra national du Capitole.

Quatre spectacles destinés aux enfants et à leurs familles

La saison comprendra quatre productions identifiées pour une découverte familiale.

« Quand j’étais petite je voterai » et « Traversée » seront accessibles dès 9 ans. « Quand la neige tombera sur l’océan » pourra être vu à partir de 8 ans, tandis que « Fusées » sera proposé dès 6 ans.

Cette place accordée aux jeunes spectateurs prolonge le travail conduit depuis plusieurs années par Émilie Capliez. La metteuse en scène crée régulièrement des formes destinées à l’enfance et à l’adolescence, sans les dissocier des grands enjeux sociaux, politiques ou artistiques.

L’objectif consiste aussi à faire du Théâtre de la Cité un lieu fréquenté par différentes générations et à permettre une première rencontre avec le spectacle vivant dès l’enfance.

Émilie Capliez, une pratique entre théâtre, musique, opéra et cirque

Formée à l’École de la Comédie de Saint-Étienne entre 1999 et 2001, Émilie Capliez a ensuite intégré la troupe permanente du Centre dramatique national.

Après une aventure de dix ans avec le collectif La Querelle, elle a fondé avec Matthieu Cruciani la compagnie The Party, affirmant une double identité de comédienne et de metteuse en scène.

Son parcours s’est construit aussi bien autour de textes classiques que de collaborations avec des auteurs et autrices contemporains, parmi lesquels Tünde Deak, Mohamed Rouabhi, Boris Le Roy, Penda Diouf, Tanguy Viel et Pauline Peyrade.

Elle travaille également à partir de matériaux issus du roman, du cinéma et de la bande dessinée, tout en accordant une place importante à la musique. Son activité s’est étendue à l’opéra et au cirque.

Elle a notamment mis en scène Une vie d’acteur, Little Nemo ou la vocation de l’aube, L’Enfant et les Sortilèges, Des femmes qui nagent, Quand j’étais petite je voterai, Le Château des Carpathes et le spectacle de cirque équestre Zusammen.

En 2027, elle créera au Théâtre de la Cité « Le Bal », librement inspiré du spectacle de Jean-Claude Penchenat et du Théâtre du Campagnol.

Matthieu Cruciani, de la littérature à la scène

Matthieu Cruciani a été formé à l’École du Théâtre national de Chaillot puis à l’École de la Comédie de Saint-Étienne.

Entre 2002 et 2019, il a joué dans une trentaine de pièces sous la direction de metteurs en scène tels que Pierre Maillet, Émilie Capliez, Benoît Lambert, Marc Lainé, Marcial Di Fonzo Bo, Christian Schiaretti, Serge Tranvouez et Alfredo Arias.

Fondateur de la compagnie The Party en 2009, il s’est progressivement tourné vers la mise en scène. La littérature, le travail collectif, la direction d’acteurs et l’attention portée aux univers musicaux et visuels occupent une place centrale dans ses créations.

Il a adapté ou porté au théâtre des œuvres d’Herman Melville, Julien Gracq, Adolfo Bioy Casares, Hubert Selby Jr, Virginie Despentes, Eugène Zamiatine, Stephen King, Jean Echenoz et Alberto Moravia.

Son travail s’est également nourri du cinéma de Jacques Rivette, Ingmar Bergman et Ettore Scola, ainsi que de collaborations avec plusieurs auteurs contemporains.

Après avoir créé Phèdre de Racine en 2024, il mettra en scène « Minetti » de Thomas Bernhard en octobre 2026.

La billetterie de la saison 2026-2027 est ouverte

À la suite des présentations organisées les 9 et 10 juin, les réservations pour la saison 2026-2027 sont désormais ouvertes sur le site du Théâtre de la Cité, par téléphone au 05 34 45 05 00 et directement auprès du théâtre.

Les tarifs généraux sont fixés à 27 euros en plein tarif et 15 euros en tarif réduit. Le tarif familial s’élève à 15 euros pour les adultes et 9 euros pour les enfants de moins de 13 ans.

Un abonnement à 21 euros par spectacle est proposé à partir de quatre représentations choisies.

Plusieurs productions bénéficient d’une tarification particulière hors abonnement. « Karaoké » est proposé à 35 ou 25 euros. « Toute une histoire » est accessible au tarif unique de 21 euros. « Portrait d’orchestre » et « Amours fugitives » sont proposés à 35 ou 15 euros.

Le tarif réduit s’applique notamment aux étudiants, aux personnes âgées de moins de 27 ans, aux demandeurs d’emploi, aux intermittents du spectacle ainsi qu’aux personnes en situation de handicap et à leurs accompagnateurs.

Avec cette première saison, Émilie Capliez et Matthieu Cruciani commencent à poser les fondations de leur projet pour le Théâtre de la Cité. Le développement des créations, la constitution d’un collectif d’artistes, la place accordée à la jeunesse, l’itinérance et les coopérations territoriales constituent les premiers marqueurs d’un nouveau chapitre pour le Centre dramatique national de Toulouse.

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