Toulouse, locomotive de l’Occitanie : la métropole confirme son rang de n°1 des très grandes villes françaises les plus attractives

Pour la troisième année consécutive, Toulouse Métropole s’impose en tête des très grandes métropoles françaises de plus d’un million d’habitants dans le Baromètre Arthur Loyd – Attractivité et résilience des métropoles. Une première place qui dépasse le simple symbole et qui illustre la solidité du modèle toulousain, dans un contexte de transitions économiques, environnementales et sociales accélérées, tout en confirmant le rôle moteur de l’Occitanie dans les équilibres territoriaux nationaux.

Toulouse, première des très grandes métropoles françaises pour la troisième année consécutive selon le Baromètre Arthur Loyd, confirme son attractivité durable à l’échelle nationale. (Photo Pixabay)

Toulouse, première des très grandes métropoles françaises pour la troisième année consécutive selon le Baromètre Arthur Loyd, confirme son attractivité durable à l’échelle nationale. (Photo Pixabay)

La 9ᵉ édition du Baromètre Arthur Loyd, fondée sur 75 indicateurs statistiques, répartis en 14 items et 4 grandes thématiques, place une nouvelle fois Toulouse en première position des très grandes métropoles, devant Lyon et Bordeaux. Ce classement, établi à partir de données issues de plus de 30 sources publiques et reconnues, couvre 50 aires d’attraction urbaines, représentant 82 % de la population française vivant dans des bassins de plus de 100 000 habitants.

Dans cette catégorie des métropoles de plus d’un million d’habitants, Toulouse se distingue par une présence dans le top 3 sur 11 des 14 items analysés, un niveau de performance inédit qui confirme une attractivité globale et équilibrée, bien au-delà des seuls critères économiques.

Capital humain, mobilités et qualité de vie : les piliers du modèle toulousain

L’analyse détaillée du baromètre met en lumière les domaines dans lesquels Toulouse creuse l’écart avec ses concurrentes. La métropole arrive première sur les thématiques « Connectivité, capital humain et transitions » et « Qualité de vie », deux axes devenus centraux dans les stratégies d’implantation des entreprises comme dans les choix résidentiels des actifs.

Le dynamisme démographique, particulièrement marqué chez les 15–29 ans, le niveau élevé de diplômés de l’enseignement supérieur et la richesse de l’offre universitaire constituent un socle solide pour l’attractivité du territoire. Toulouse se classe ainsi 1ʳᵉ sur l’item « Enseignement supérieur » et 1ʳᵉ sur « Dynamisme démographique et présence de talents », confirmant son rôle de pôle d’accueil des compétences à l’échelle nationale.

À cela s’ajoutent des investissements soutenus dans les mobilités locales et les mobilités douces, avec un réseau de transports en commun dense, un maillage cyclable en constante progression et des projets structurants, à commencer par la ligne C du métro, appelée à renforcer encore la fluidité des déplacements quotidiens.

Une attractivité économique adossée à un tissu industriel puissant

Sur le plan économique, Toulouse confirme également sa solidité. La métropole se classe 2ᵉ en « Vitalité économique », talonnant Lyon, portée par un réseau dense de grandes entreprises, au premier rang desquelles le secteur aéronautique et spatial, mais aussi par une part importante des emplois relevant des Activités Métropolitaines Supérieures.

La création d’entreprises, le climat d’affaires robuste et la capacité du territoire à conjuguer innovation technologique et transition écologique expliquent cette performance durable. Toulouse se positionne ainsi 2ᵉ sur l’item « Innovation et transition verte », traduisant l’ancrage de la métropole dans les filières d’avenir.

Un coût du logement qui reste un avantage comparatif

Dans un contexte national marqué par une tension croissante sur le logement, Toulouse fait figure d’exception. La métropole se classe 1ʳᵉ sur l’item « Coût du logement » dans sa catégorie, là où d’autres villes en tête du classement, comme Lyon ou Bordeaux, voient leur attractivité freinée par des niveaux de loyers et de prix élevés.

Ce facteur joue un rôle déterminant dans la capacité du territoire à attirer et fidéliser les talents, tout en maintenant un équilibre entre attractivité économique et qualité de vie, un enjeu central pour les grandes métropoles françaises.

Toulouse, vitrine de l’Occitanie dans le concert national

Au-delà du seul cas toulousain, ce classement met en lumière la place stratégique de l’Occitanie dans les dynamiques territoriales françaises. Si Toulouse domine la catégorie des très grandes métropoles, d’autres villes de la région confirment également leur attractivité. Montpellier s’impose ainsi en tête des grandes métropoles, tandis que Bayonne conserve, pour la troisième année consécutive, la première place parmi les agglomérations de taille moyenne.

Cette dynamique régionale témoigne de la capacité des territoires d’Occitanie à conjuguer croissance démographique, innovation, cadre de vie et résilience, dans un contexte de transition climatique et économique de plus en plus exigeant.

Montpellier retrouve la tête des grandes métropoles 
Dans la 9ᵉ édition du Baromètre Arthur Loyd, Montpellier s’impose en première position des grandes métropoles françaises (aires d’attraction de 500 000 à 1 million d’habitants), après deux années passées à la deuxième place. Une performance qui confirme la trajectoire ascendante de la métropole héraultaise. Cette première place repose sur une vitalité économique affirmée, un dynamisme démographique soutenu, notamment chez les jeunes actifs et les diplômés, ainsi qu’une attractivité renforcée pour les entreprises, portée par une forte demande en immobilier tertiaire. L’accessibilité du territoire, combinant aéroport, gares TGV et connexions aux grandes métropoles françaises, renforce également son rayonnement. Si certains indicateurs, comme le coût du logement, appellent à la vigilance, ils n’altèrent pas la dynamique globale d’une métropole qui confirme son rôle structurant en Occitanie et sa capacité à conjuguer croissance, innovation et transition.

Une reconnaissance collective saluée par Jean-Luc Moudenc

Cette première place est aussi le fruit d’un engagement partagé entre acteurs publics, économiques et associatifs, comme l’a souligné Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole : « Toulouse Métropole reste pour la troisième année consécutive en tête des grandes métropoles françaises les plus attractives selon le baromètre Arthur Loyd. C’est une reconnaissance que nous partageons avec tous les acteurs du dynamisme toulousain, qu’ils agissent dans le secteur économique, associatif, privé ou public. L’action collective, additionnée au volontarisme de l’action publique, permet cette stabilité en tête d’un palmarès sérieux et fondé sur des éléments d’analyse reconnus. »

Le président de la Métropole souligne également que cette distinction reflète « un travail de fond au service de la qualité de vie, de la tranquillité, de déplacements plus fluides et moins polluants, ainsi que d’aménagements pensés pour répondre aux enjeux des grandes villes », confirmant l’orientation stratégique prise par le territoire.

Si Toulouse domine le classement, le baromètre souligne également les axes de progression, notamment en matière d’accueil des entreprises et d’immobilier professionnel, où la métropole reste pénalisée par une offre limitée de bureaux neufs. Des projets structurants, à l’image de la Tour Occitanie, doivent toutefois contribuer à répondre à ces besoins à moyen terme et à renforcer encore l’attractivité économique du territoire.

Dans un palmarès où les hiérarchies ne sont jamais figées, Toulouse confirme néanmoins son statut de référence nationale, tout en incarnant le rôle moteur de l’Occitanie dans les grandes mutations territoriales françaises.

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