L’olive et l’huile locale de plus en plus appréciées

Jean-Marie Etienne présente sa production lors du salon Regal

L’Occitanie est la 2ème région française pour la production d’huile et la 1ère pour l’olive de table. Les acteurs sont installés dans les Pyrénées Orientales, l’Aude, l’Hérault et le Gard plus quelques-uns dans le Lot et le Tarn. 50% de la production nationale d’olives de table est issu du secteur coopératif dont l’Oulibo, 1er producteur à Bize Minervois, l’Huile Confiserie à Clermont l’Hérault. Les 7 coopératives dédiées à l’oléiculture représentent un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros, pour 46 emplois directs, 4 400 coopérateurs. L’olive et l’huile sont généralement des cultures d’appoint des arboriculteurs, des viticulteurs... La qualité c’est le cheval de bataille de ces producteurs. « On n’a pas le choix, sur le marché mondial, le litre de l’huile est vendu 3€ contre 6 à 12 € en France avec deux postes de coûts de main d’œuvre, la taille et la récolte » précise Jean-Marie Etienne, producteur, président de Huilerie coopérative de Beaucaire dans le Gard, représentant de la filière oléicole au sein de Coopération agricole Occitanie. La filière coopérative régionale réunie dans Interefede a recruté il y a trois ans une technicienne qui intervient pour aider les producteurs à améliorer les volumes et la qualité de l’oliveraie. Concernant le principal parasite, la mouche de l’olivier, certains se protègent avec des pulvérisations d’argile qui empêchent la ponte de la mouche, évitant les traitements phytosanitaires. « C’est possible de travailler plus sain. Notre Huilerie coopérative de Beaucaire a été admise en bio avec 10 à 12% de sa production qui se vend très bien » précise JM. Etienne. La part de la production française d’huile d’olive a progressé ces dernières années, passant de 4% à 5%-6%. Le renouveau de l’oléiculture locale pousse certains à reprendre des oliveraies abandonnées, à reconvertir des vignes. « La culture de l’olive valorise l’agrotourisme associée avec d’autres activités comme les chambres d’hôte ». Les circuits courts de commercialisation dominent, complétés par les ventes sur internet, l’export. « Nous allons chaque année au salon Régal à Toulouse, aux salons des sites remarquables du goût ». Certes le prix de l’huile d’olive régionale est sensiblement plus élevé que les produits importés, mais ramené à deux cuillerées/jour soient 20 à 40 cts€/jour, « on peut bien se nourrir pour pas trop cher ».