AB7 Groupe produit du gel hydro-alcoolique sur son site de Deyme

Laboratoire de formulation, AB7 Groupe. crédit : AB7 Groupe.

AB7 Groupe a démarré la production de gel hydro-alcoolique pour répondre à la demande de ses clients pharmaciens. Parallèlement à cette nouvelle activité, l’entreprise familiale de santé et biochimie s’est réorganisée pour continuer à servir ses principaux clients. Sur certains marchés, les commandes se sont arrêtées net. 

Depuis son siège à Deyme, AB7 Groupe conçoit et fabrique des produits d’hygiène pour la maison, et des produits pour l’hygiène et la santé des personnes et des animaux. 

500 litres par jour
Les produits d’hygiène et de santé animale ou humaine représentent les deux-tiers du marché d’AB7 Groupe. Dans cette division, une gamme de soins constituée de produits anti-moustique, de produits de confort et de gels lavants représente 5 % de la production. C’est dans cette unité qu’une ligne de production a été mise en place, en urgence, il y a quelques semaines, pour démarrer la fabrication de gel hydro-alcoolique. « Nous avons les machines et le savoir-faire pour le gel lavant, on a pu facilement passer au gel hydro-alcoolique » explique Christophe Chelle, directeur général de l’entreprise, qui organise la production de 500 litres par jour. Après un premier don de 1 000 litres au CHU de Toulouse et à des établissements de santé installés dans les environs de Deyme, siège du groupe, l’entreprise vend maintenant ses produits à ses clients pharmaciens. 

Complète réorganisation des process
L’entreprise familiale dirigée par Christophe Chelle (240 salariés ; CA 2019 : 35 M€) a pu maintenir son activité, malgré une forte baisse de la demande sur certains produits, notamment les produits d'entretien maison et jardin (à l'exception des produits d'entretien de la piscine, qui sont restés bien distribués dans les GMS). A Deyme, les unités de production continuent donc de tourner 24h sur 24, grâce à une complète réorganisation des process : réorganisation des postes de travail, étalage des temps de pause pour ne pas se retrouver en groupe, non chevauchement des horaires pour les changements d’équipe (un quart d’heure de battement), formation sur les gestes barrière… Réduite de moitié, l’équipe sur place continue à travailler. L’entreprise attend sa commande de gants réalisée auprès d’un fournisseur chinois.

Une baisse de production à prévoir
 « Le double discours du gouvernement sur la reprise d’activité a été très perturbant au départ. Tout le comité de direction s’est fortement mobilisé et nous sommes désormais en confiance, raconte le dirigeant.  Les salariés sont au rendez-vous, rassurés par une direction qui a su leur redonner confiance, malgré les hésitations du début de crise. » Globalement, la baisse des commandes devrait entraîner une réduction de 30 % de la production

Transport vers les Etats-Unis : le point noir
 La plus grosse problématique rencontrée aujourd’hui par l’entreprise est l’expédition vers les Etats-Unis, notamment vers sa filiale en activité en Floride. « Il n’y a pratiquement plus d’avions cargo qui font le trajet et cela devient de plus en plus cher. On se débrouille avec le transport par bateau… pourvu que nos ports puissent continuer à travailler !» explique le dirigeant qui attend du gouvernement une vision claire de sa stratégie de reprise économique, de manière à pouvoir anticiper le mieux possible sur l’organisation de son entreprise.