Gard : Haribo investit dans une nouvelle usine à Uzès pour moderniser sa production en France

Le confiseur Haribo, leader du marché du bonbon en France, engage un investissement stratégique sur son site d’Uzès, dans le Gard, avec la construction d’une nouvelle unité de production présentée comme ultra-moderne. À travers ce projet, le groupe entend moderniser son outil industriel, renforcer sa compétitivité, accroître ses capacités d’innovation et réduire fortement l’empreinte carbone de son activité. Une nouvelle étape pour l’entreprise, qui réaffirme ainsi son ancrage productif en France autour de ses deux sites historiques, Uzès et Marseille.

Cette nouvelle usine aura un impact carbone réduit de 90 % par rapport à l’usine actuelle. (Photo Haribo)

Cette nouvelle usine aura un impact carbone réduit de 90 % par rapport à l’usine actuelle. (Photo Haribo)

Haribo ouvre un nouveau chapitre de son histoire industrielle hexagonale. L’entreprise, qui revendique la place de leader du bonbon en France, annonce un investissement majeur destiné à faire évoluer en profondeur son organisation de production. Au cœur de ce projet figure la construction d’une nouvelle usine sur le site d’Uzès, dans le Gard, afin d’accompagner les mutations du marché et de doter le groupe d’un outil plus performant.

À travers cette annonce, le confiseur affiche une ambition claire : consolider durablement sa base industrielle française pour soutenir sa croissance dans un contexte de transformation des attentes des consommateurs, d’évolution des normes et de pression accrue sur la performance des sites. Haribo entend également renforcer sa capacité à innover, tout en adaptant son appareil de production aux nouveaux enjeux économiques et environnementaux.

Le choix d’Uzès ne doit rien au hasard. Le site dispose d’une réserve foncière disponible, qui permet aujourd’hui d’envisager la construction d’une nouvelle unité capable de renouveler en profondeur les équipements existants. Ce projet doit ainsi permettre à Haribo France de franchir une étape structurante en matière de modernisation industrielle.

Uzès au centre d’un dispositif industriel réorganisé

Avec cet investissement, Haribo ne tourne pas le dos à ses implantations historiques. Au contraire, l’entreprise précise vouloir renforcer son organisation industrielle autour de ses deux sites historiques d’Uzès et de Marseille, qui continueront à fabriquer les références plébiscitées par les consommateurs français.

Dans cette nouvelle configuration, le site gardois occupera une place centrale. La future usine doit accueillir des capacités de production modernisées et concentrer les nouvelles lignes destinées à améliorer la performance globale du groupe. Haribo prévoit d’y renouveler l’ensemble des lignes de fabrication et de conditionnement, avec l’objectif d’optimiser les flux, de fluidifier l’organisation industrielle et d’améliorer significativement la performance opérationnelle du site.

En parallèle, Marseille conservera un rôle clé dans le dispositif. Le site des Bouches-du-Rhône poursuivra son activité en se spécialisant sur plusieurs produits emblématiques du portefeuille de la marque, notamment les Schtroumpfs, Croco, PIK ou Rotella. Une manière pour le groupe de préserver un savoir-faire historique tout en renforçant la complémentarité entre ses implantations.

Un projet conçu pour gagner en compétitivité et en souplesse

Au-delà de la seule construction immobilière, le projet annoncé par Haribo vise une transformation plus large de son outil productif. L’enjeu est d’abord industriel. En dotant Uzès de technologies de production de nouvelle génération, le groupe entend obtenir des gains de productivité, améliorer la robustesse de ses opérations et accroître sa capacité à répondre efficacement à la demande.

Cette nouvelle unité intégrera ainsi de nouvelles lignes de fabrication et de conditionnement. Elle doit aussi permettre d’augmenter certaines capacités, en particulier sur les dragées, un segment explicitement cité dans le communiqué. Pour Haribo, cette montée en puissance doit offrir davantage de flexibilité et une meilleure réactivité face aux évolutions du marché.

Le groupe insiste également sur la nécessité de faire évoluer son appareil industriel pour mieux suivre les transformations de l’environnement réglementaire et les attentes des distributeurs comme des consommateurs. Dans une filière agroalimentaire où les arbitrages entre innovation, volume, compétitivité et adaptation deviennent de plus en plus serrés, cette capacité d’ajustement constitue un levier stratégique.

Une baisse annoncée de 90 % de l’impact carbone de la nouvelle usine

L’autre dimension forte du projet est environnementale. Haribo présente cette nouvelle implantation comme un outil conçu selon les standards les plus avancés en matière d’efficacité énergétique et de performance environnementale. Le groupe associe ainsi modernisation industrielle et réduction de l’empreinte écologique de son activité, dans une logique désormais devenue centrale pour l’industrie agroalimentaire.

Le chiffre avancé est particulièrement marquant : selon l’entreprise, la future usine d’Uzès affichera un impact carbone réduit de 90 % par rapport à l’usine actuelle. Une donnée qui place cette opération bien au-delà d’un simple renouvellement technique, en l’inscrivant dans une trajectoire de transformation environnementale profonde.

Cette ambition verte s’accompagne aussi d’une promesse sur les conditions de travail. Haribo met en avant la création d’un environnement plus moderne et plus performant pour ses collaborateurs, signe que la refonte du site ne concerne pas uniquement la chaîne productive, mais l’ensemble de l’écosystème industriel.

Un signal fort en faveur de la production en France

À travers cet investissement, Haribo cherche aussi à envoyer un message plus large sur sa stratégie territoriale. En choisissant d’investir massivement à Uzès, le groupe réaffirme sa volonté de produire en France et de conforter son ancrage industriel national. Dans un contexte où la souveraineté productive et la pérennité des sites industriels restent des sujets sensibles, cette annonce vient souligner la volonté du confiseur de consolider sa présence sur le territoire.

L’entreprise inscrit d’ailleurs cette opération dans la continuité des efforts engagés ces dernières années pour améliorer sa performance industrielle. Le projet ne constitue donc pas une rupture isolée, mais l’accélération d’une dynamique de modernisation déjà enclenchée. Haribo entend ainsi se donner les moyens de faire face aux défis qui s’annoncent, qu’ils soient économiques, technologiques ou environnementaux.

Avec cette future unité de production dans le Gard, Haribo engage donc bien plus qu’un chantier industriel. Le groupe redessine une partie de son organisation française, consolide ses implantations historiques et cherche à concilier performance, adaptation du marché et réduction de son empreinte environnementale. À Uzès, le bonbon devient aussi un sujet d’industrie, de transition et de stratégie territoriale.

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