Lozère : Solaris BI affine le calcul du coût des flottes avec Apollo

La société lozérienne Solaris BI enrichit son logiciel Apollo pour aider les transporteurs à suivre les dépenses de leurs véhicules. Consommations de carburant, rendement des pneumatiques et organisation de la maintenance figurent parmi les évolutions qu’elle présentera à Autocar Expo, du 1er au 4 décembre 2026 à Lyon. Avec, selon ses hypothèses d’optimisation, une contribution possible à une économie de 1 à 3 % du coût total de possession matériel d’un véhicule.

Ralib Bourouiba, dirigeant fondateur de Solaris BI. (Photo Solaris BI)

Ralib Bourouiba, dirigeant fondateur de Solaris BI. (Photo Solaris BI)

Une intervention en atelier, des pièces remplacées, un plein de carburant, une facture de prestataire : les dépenses d’un véhicule se répartissent entre plusieurs services et outils. Les réunir pour comprendre ce que coûte réellement son exploitation constitue le fil conducteur des nouvelles fonctionnalités d’Apollo, le logiciel développé par Solaris BI. Dans une annonce datée du 2 novembre 2026 à Marvejols, l’entreprise lozérienne détaille les évolutions qu’elle dévoilera à Lyon pour sa deuxième participation à Autocar Expo.

La cible est celle des gestionnaires d’entreprises de transport de voyageurs, auxquels Solaris BI entend donner une lecture plus fine du coût total de possession, ou TCO, de leurs véhicules. L’objectif consiste à repérer les dépenses sur lesquelles agir et à mieux expliquer les écarts de coûts au sein d’un parc.

Rapprocher les données de l’atelier et du carburant

Apollo rassemble des informations provenant des ateliers, des cartes carburant, des prestataires, des factures, des fichiers Excel ou encore de la télématique. Pour chaque intervention, le logiciel suit le véhicule concerné, la nature de l’opération et sa classification analytique. Il comptabilise le temps consacré aux travaux, traduit la main-d’œuvre en euros et valorise les pièces consommées au coût unitaire moyen pondéré.

Les mécaniciens saisissent eux-mêmes les interventions effectuées, les pièces employées et leurs observations. Cette collecte sur le terrain alimente ainsi le suivi économique de la maintenance à partir des opérations réalisées.

Parmi les nouveautés, l’intégration des données des cartes carburant complète désormais l’analyse des consommations. Les kilométrages peuvent, de leur côté, être récupérés auprès des pompes, par la télématique ou grâce à d’autres interfaces. Apollo peut également recevoir des informations provenant de logiciels de comptabilité ou d’outils de centralisation des factures.

Les pneumatiques suivis au coût du kilomètre

Solaris BI renforce aussi la gestion des pneumatiques, avec de nouveaux indicateurs destinés à mesurer leur rendement. Le coût pneumatique au kilomètre rapproche les dépenses engagées des distances parcourues pour apprécier leur performance économique.

Les transporteurs peuvent comparer les résultats et examiner les historiques d’intervention. Ce suivi doit leur permettre d’aller au-delà du seul montant facturé par un prestataire pour évaluer ce poste dans la durée et à l’échelle du parc.

L’analyse s’appuie plus largement sur des tableaux de bord détaillés, des graphiques et des fonctions d’export. Ces outils de Business Intelligence, ou informatique décisionnelle, permettent d’examiner les dépenses et les coûts annexes véhicule par véhicule, mais aussi pour l’ensemble d’une flotte.

Organiser les interventions et repérer les dérives

Le pilotage quotidien évolue également. Un tableau de bord synthétique regroupe les urgences et les points de vigilance à destination des opérateurs, des responsables de parc et des responsables d’atelier. Contrôles réglementaires, maintenance préventive, anomalies remontées et interventions à planifier y sont réunis pour faciliter l’ordre des priorités.

L’enjeu est d’anticiper les opérations, de réduire les oublis et de mieux organiser les passages en atelier. Le rapprochement des données doit aussi aider les gestionnaires à comprendre les écarts, à détecter les dérives de consommation et à orienter leurs décisions.

Pour Ralib Bourouiba, dirigeant fondateur de Solaris BI, ces leviers peuvent avoir un effet sur l’équilibre économique d’un parc : « Sur la base de nos hypothèses d’optimisation, Apollo peut raisonnablement contribuer à une économie de l’ordre de 1 % à 3 % environ du TCO matériel du véhicule. » Une estimation que l’entreprise relie notamment à la fiabilité des données, au suivi du préventif, à la réduction des pannes évitables, à l’anticipation des pièces critiques et au pilotage des prestataires.

L’adoption par les équipes, condition du résultat

Ces gains potentiels dépendent toutefois de l’utilisation du logiciel par les équipes de terrain. Solaris BI assure systématiquement la reprise des données, la formation des utilisateurs et un accompagnement dans la durée. Le retour sur investissement repose ainsi autant sur les pratiques des utilisateurs que sur les fonctionnalités disponibles.

Le transport de voyageurs représente déjà plus de 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Parmi ses clients figurent les groupes Prêt-à-partir et Verbus, ainsi que des PME réparties dans toute la France.

Solaris BI met également en avant un bénéfice organisationnel : alléger la charge mentale des responsables de parc et d’atelier. En partageant les échéances, les alertes, les historiques, les relances et les informations utiles aux arbitrages, l’outil vise à rendre leur suivi moins dépendant d’une seule personne.

Fondée en 2020 et implantée en Lozère, Solaris BI développe et déploie Apollo pour le transport routier de voyageurs comme de marchandises. Présenté sous l’appellation « Logisticiel », pour logiciel dédié à la logistique de ces activités, il s’adresse aux flottes de 50 à 5 000 cartes grises. L’entreprise présentera ses nouveautés sur le stand A10b d’Autocar Expo, du 1er au 4 décembre 2026 à Lyon.

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