Beeguard. La ruche connectée devient un capteur de biosurveillance sur le territoire

Pose de la balance connectée. Photo Beeguard

Avec plus de 3000 ruches connectées dans une douzaine de pays vendues à près de 400 apiculteurs, la solution Beeguard a rapidement trouvé son marché depuis son lancement en 2016, devenant le leader en Europe. En complément, Beeguard propose de faire de l’abeille un capteur de mesures de la biodiversité pour les agriculteurs, les viticulteurs, les collectivités, les entreprises sur le chemin de la RSE.

Une  rapide visite du site web atteste du professionnalisme de cette start-up installée à Labège, filiale à 100% de la société  Siconsult dédiée aux développements d’applications IoT pour le compte de tiers. « On amène un outil en agriculture de précision aux apiculteurs » résume Christian Lubat, directeur de Beeguard, l’un des 4 associés de Siconsult. La ruche est équipée d’une balance connectée qui mesure la variation de la réserve de miel en négatif ou positif. Elle détecte la miellée, le besoin de nourrissement, la dynamique des colonies. La sécurisation et le maintien du cheptel d’abeilles sont devenus le souci numéro 1 de l’apiculteur. Relevée toutes les heures, cette info va valider ou non une intervention et justifier des déplacements parfois de plusieurs heures pour se rendre sur le rucher. L’apiculteur pourra   entre autres intervenir  au plan sanitaire ou changer l’emplacement des ruches si par exemple le romarin n’est pas au rendez-vous pour une autre fleur ailleurs. Une solution  antivol de suivi GPS des ruches à distance est en option. En 2019 l’offre s’est enrichie avec une station météo connectée et un cahier d’élevage numérique qui trace toute l’activité du rucher. La connexion passe par le réseau GSM en mode virtuel tout opérateur.

Beeguard est arrivé en pleine crise. Depuis 2015, la mortalité a progressé, décimant en moyenne 30% des cheptels avec des destructions jusqu’à  80%. Il y a 20 ans la généralisation d’un parasite, le varroa avait  fortement  touché les cheptels. L’utilisation à grande échelle des traitements phytosanitaires dans un paysage remodelé par l’agriculture industrielle, la disparition des haies… a accentué le phénomène ces trois dernières années. La multiplication des vols de ruches et la nécessité d’agir rapidement dès les 1ers signaux conduisent les éleveurs à instrumenter le rucher.