Cemes. Le laboratoire toulousain dévoile son nouveau microscope

Florent Houdelier, chercheur au Cemes-CNRS, devant le nouveau microscope.

A l’occasion des 80 ans du CNRS, le président Antoine Petit inaugurait le nouveau microscope développé par les équipes du Cemes-CNRS associées à l’industriel Hitachi. Le laboratoire Cemes confirme sa réputation d’excellence au niveau international sur la recherche fondamentale en physique des matériaux et chimie moléculaire.

Le pdg du CNRS Antoine Petit est venu à Toulouse au Cemes pour inaugurer un tout nouveau microscope développé sur place. Une inauguration qui coïncide avec la célébration des 80 ans du CNRS organisée au sein du laboratoire. Excellence scientifique, innovation et relations internationales sont les trois caractéristiques du centre que le pdg a voulu mettre en avant en ce temps d’anniversaire. Ce sont aussi les caractéristiques du projet inauguré dans les murs du laboratoire Cemes : un microscope électronique capable de scruter les propriétés de la matière à de très petites échelles de temps et d’espaces. L’appareil permettra d’examiner les matériaux de manière différente. « Ce microscope va intéresser beaucoup de chercheurs », prévoit le chercheur Florent Houdellier qui a porté ce projet avec son équipe pendant 6 à 7 ans. Coût approximatif : 3 millions de dollars.  

Un partenariat exemplaire
 Côté scientifique, ce sont les équipes du centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (Cemes) du CNRS autour de Florent Houdellier, Arnaud Arbouet, Etienne Snoeck et Alain Couret qui sont derrière les 6 à 7 années de gestation nécessaires avant la sortie du microscope. Côté machine, l’industriel japonais Hitachi a collaboré au projet. Une complémentarité qu' Antoine Petit considère comme exemplaire. « Nous sommes habitués à travailler avec des industriels (150 laboratoires du CNRS travaillent avec des partenaires industriels et nous créons 80 à 10 start-up par an), mais cette collaboration avec un industriel étranger reste exemplaire. » Voilà un projet qui met en lumière la qualité scientifique de Toulouse, et qui fait oublier les vexations des Toulousains qui n’ont pas reçu l’attribution de l’Idex, le label national d’initiative d’excellence. Avec l’ouverture du centre Aniti, la labellisation de 5 écoles universitaires de recherche et l’inauguration de ce nouveau microscope de pointe au Cemex, la ville rose reprend de la hauteur sur le plan scientifique. C’est en tout cas l’avis du pdg du CNRS qui a rappelé que Toulouse tenait la deuxième place nationale (après l’Ile-de-France) sur le plan de recherche au CNRS, soit 9% du budget.