Immobilier en Haute-Garonne. Un marché hyper actif qui va dépasser les records de 2019

« Le goût des Français pour la pierre se confirme », commentent à l’unisson Philippe Pailhès et Frederic Giral, notaires de la Cour d’Appel de Toulouse qui reconnaissent que leur profession a été débordée ces derniers mois. Les derniers chiffres sur les transactions immobilières (1er juillet 2020 au 30 juin 2021) qu'ils ont présenté ce mardi 28 septembre illustrent un dynamisme très fort des opérations de ventes immobilière : -3,3 % du volume des ventes en Haute-Garonne mais ce chiffre est à placer dans le contexte du confinement qui suivait des chiffres records en 2019.  Seul le marché du neuf est en léger repli et cette tendance s’explique par une pénurie de l’offre. Effet direct de cet engouement pour l’investissement immobilier : une hausse des prix, mais avec une progression régulière qui n’effraie pas encore les professionnels. 

+8,4 % de hausse des prix à Toulouse
Les appartements anciens ont vu leurs prix augmenter de façon générale : + 14 % à Montauban, + 10,7 % à Auch, + 8, 9 % à Albi, + 8,4 % à Toulouse. « On n’avait pas vu ça depuis longtemps », observent les notaires qui notent ce phénomène dans l’ensemble des quartiers centraux de la Métropole toulousaine, avec par exemple une forte hausse dans le quartier Marengo Jolimont de +16 %. Cinq quartiers du centre-ville qui dépassent les 5000 euros du m²  Saint-Etienne, Carmes, Capitole, Saint-Georges et Saint-Aubin.. . A noter que le phénomène est aussi observable dans les quartiers prioritaires avec + 14,1 % aux Pradettes ou +15,9 % à Lardenne. Comment va évoluer cette courbe montante ? « La baisse n’est pas engagée aujourd’hui et on peut prévoir un taux de + 5 % pour les mois à venir ». Avec les élections présidentielles, il faudra s’attendre tout de même à un certain attentisme. Concernant les terrains à bâtir, les prix augmentent aussi, parallèlement à la demande, mais ce marché qui concerne majoritairement les primo-accédants est freiné par un bas niveau de l’offre. Dans le ciblage des acquéreurs ces derniers mois, les trentenaires sont les plus actifs : les taux d’intérêt attractifs expliquent cette tendance.  

Place aux résidences semi-secondaires
Les confinements ont confirmé les nouveaux choix de logement des citadins avec une appétence observée pour les maisons en seconde couronne autour de Toulouse, voir un peu plus loin vers le Tarn-et-Garonne, le Tarn, le Gers… Des maisons que les citadins achètent pour s’évader de leur appartement, pas seulement pour y passer les vacances mais pour partager leur temps entre deux logements. Les effets du confinement et du télétravail expliquent ces choix de logement.  Autre observation significative : la progression à la hausse du nombre de reventes réalisées moins de 5 ans après l’acquisition (pas moins de 25% des transactions sont réalisées dans cet intervalle de temps). Une tendance qui peut être lié en partie par les désunions dans les familles et qui peut aussi s’expliquer par la décision de mettre son produit en vente pour profiter de la dynamique du marché.