Safran Power Units. La pile à combustible, vers la maturité technique et industrielle

L’idée est d’exploiter la PAC là où elle sera particulièrement efficace dans les meilleures  phases de vol compte tenu de sa masse et son rendement© Frédéric Lancelot / CAPA Pictures / Safran.

Le groupe Safran a concentré à Toulouse le développement de la pile à combustible (PAC) au sein de Safran Power Units dans une équipe de R & D. Ce générateur électrochimique produit de l’énergie électrique, de l’eau et de la chaleur à partir d’une réaction chimique entre l’oxygène et l’hydrogène. Avec les batteries, la PAC candidate pour monter à bord des aéronefs en produisant de l’énergie propre en solo ou  en solution hybride. Elle fait partie des solutions vers l’avion plus électriques contribuant à réduire les émissions polluantes. Safran Power Units l’envisage pour les applications les moins critiques et consommatrices de puissance comme l’éclairage, le divertissement, le roulage au sol à l’exclusion de la propulsion principale. Safran Power Units est naturellement dans cette aventure industrielle en tant que leader mondial des groupes auxiliaires de puissance (APU) qui fonctionne aujourd’hui avec une turbine à gaz brûlant du kérozène et demain peut-être en mode plus ou moins hybride avec une PAC.  L’idée est d’exploiter la PAC là où elle sera particulièrement efficace dans les meilleures  phases de vol compte tenu de sa masse et son rendement. A terme elle pourrait servir d’équipement de secours. Lors du vol de l’US Airways le 15 janvier 2009 au-dessus de la ville de New York le commandant de bord  Chesley Sullenberger  de l’Airbus A320, une fois les deux moteurs en panne, a eu le réflexe d’allumer l’APU qui a permis de reprendre les commandes de l’aéronef devenu un planeur et ammérir sur l’Hudson.