TRAITEMENT DE L'EAU : l'expertise des laboratoires toulousains

 
 
Sur le traitement de l’eau, deux laboratoires en Midi-Pyrénées ont un rayonnement international confirmé : le LISBP de l’Insa/Cnrs et le LGC rattaché à l’INP/UPS/Cnrs. Une R&D de pointe est conduite sur les membranes et les capteurs, deux disciplines transverses dans lesquelles sont impliquées via des contrats de recherche le monde universitaire et des industriels issus de plusieurs pays.
Pour illustrer l’excellence régionale, Pierre Aymar, directeur de recherche CNRS au sein du LGC, évoque quelques orientations des travaux engagés.
Un des enjeux est de parvenir à la fabrication de membranes « vertes », conçues à partir de bio-solvants issus de produits végétaux. Ces matériaux là seraient recyclables en fin de cycle de vie.
Un autre sujet est l’élaboration de membranes catalytiques qui feraient à la fois la séparation et la dégradation des polluants tels les pesticides ou les perturbateurs endocriniens.
Le développement de bio réacteurs a membranes est aussi d’actualité.
Les équipes se mobilisent aussi sur la question du dessalement de l’eau de mer avec l’objectif de réduire le coût énergétique du procédé.
Le LGC et le LISBP s’attellent aussi à l’optimisation des installations chargées de traiter les effluents réfractaires. Parmi ceux-ci, figurent les eaux d’hôpitaux contenant entre autres des molécules provenant des médicaments administrés aux patients. Le but est d’améliorer les procès employés par les établissements de soins, de proposer des solutions innovantes sur ce type de dépollution.
On retrouve également ces deux laboratoires dans de grands projets de R&D comme POME, financé par l’ANR. Ce programme auquel participe d’autres acteurs (la Faculté de Pharmacie, Aquasource, Polymem, Veolia) vise à sécuriser les systèmes de production d’eau potable eu égard à la prolifération de virus.

Parution : le 26-01-2010