Delair avance sur le drone à hydrogène

Projet HyDrone porté par Delair et ErgoSup.

Les équipes de R&D de Delair ont finalisé avec succès les premiers tests au sol de leur drone à hydrogène. Un projet dénomé HyDrone qui a démarré en septembre 2018 en partenariat avec la société drômoise Ergosup et qui s’inscrit dans le cadre du projet HyPort.

Deux entreprises françaises ont fait le pari fou de faire voler un drone sans batterie, grâce à l’hydrogène. Il s’agit du toulousain Delair qui fabrique et vend des drones et des solutions de traitement de données (7,2 M€ de CA en 2018 ; 130 salariés) associé à ErgoSup, société basée à Malataverne, dans la Drôme, qui développe une solution innovante de fourniture décentralisée d’hydrogène. « Quand on a démarré le projet, on ne pouvait prédire une réelle faisabilité. Mais les résultats obtenus après les premiers essais au sol sont encourageants », constate Bastien Mancini, directeur général de Delair, qui prévoit de poursuivre avec des premiers essais en vol dès cet été. Sur deux ans, ce projet innovant baptisé HyDrone est un des sous-projets d’HyPort (projet régional autour de l'hydrogène vert) et a pesé quelques centaines de milliers d’euros. « Nous avons financé plus de 50 % du projet nous-mêmes », ajoute Bastien Mancini qui cite les équipes de l'Isae Supaero, l’Onera et de l’Enac qui ont planché avec eux sur ce drone à hydrogène.

Encore quelques verrous technologiques
Et demain ? Delair a bien l’intention de poursuivre et commence à envisager une possible (...)