Ondulia produit et distribue de l’hydrogène vert en Ariège

Lilian Cantos devant la station d'hydrogène à quelques mètres de la centrale hydroélectrique

Placées à quelques mètres du barrage de Las Mijeannes, sur l’Ariège, près de Pamiers, les deux stations de production et de distribution d’hydrogène installées par le groupe Ondulia, utilise l’énergie de l’eau pour alimenter les deux électrolyseurs.

Depuis 2017, le 1er électrolyseur à 200 bars alimente des vélos à hydrogène de marque Pragma, fabriqués à Biarritz. Cette station fournit 500g d’hydrogène par jour soit la recharge quotidienne d’une vingtaine de vélos. Le second électrolyseur à double sorties, l’une à 350 bars et l’autre à 700 bars, alimente des véhicules de tourisme tel que la Toyota Mirai, la Hyundai Nexo et la Kangoo ZE...

« Depuis juillet 2020, commente Lilian Cantos, le dirigeant d’Ondulia, nous pouvons alimenter tous types de véhicules fonctionnant à l’hydrogène. C’est la première station à 700 bars dans le Sud de la France ».

Bien qu’Ondulia ait l’exploitation de centrales hydroélectriques et de parcs éoliens comme cœur de métier, le gaz hydrogène intéresse désormais le groupe aveyronnais.

Dans ce cadre là, Ondulia a participé à hauteur de 1.2 million d’euros dans un programme Feder basé sur la R et D.

 « Ces électrolyseurs sont actuellement des démonstrateurs. Le schéma est ici idéal en éliminant le coût de transport de l’hydrogène car il est produit sur place. On est dans un circuit court. Nous pourrions envisager dans trois ans d’étendre la production d’hydrogène sur les 3 autres centrales hydroélectriques que nous exploitons sur l’Ariège, lesquelles représentent la consommation électrique de 60 000 habitants. Avec 10 € pour 1 litre d’hydrogène, 100 km sont parcourus, concurrençant bientôt les énergies fossiles ».

 Le groupe Ondulia est aussi actionnaire d’une SEM implantée à Albi, Eveer’Hy’Pole qui gère entre autres un site de distribution d’hydrogène dans la préfecture tarnaise.

Le groupe Ondulia a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros avec une trentaine de salariés.