Toulouse Métropole : de nouvelles aides pour favoriser la transition énergétique

Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, a annoncé un certain nombres de mesures pour inciter les particuliers et les entreprises à moins polluer.

Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, a annoncé un certain nombres de mesures pour inciter les particuliers et les entreprises à moins polluer.

Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, a annoncé un certain nombres de mesures, incluses dans le plan de relance, visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles, à réduire les émissions de CO² et à améliorer la qualité de l’air et le cadre de vie.

Toulouse Métropole présentait ce lundi 12 octobre des mesures concrètes pour la transition écologique intégrées dans le plan de relance face à la crise économique actuelle et qui seront votées lors du prochain conseil métropolitain, le jeudi 15 octobre. Ces mesures s'inscrivent dans la continuité du Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) adopté en juin 2019.

Soutenir la mobilité durable
Pour lutter contre la pollution de l’air, deuxième cause de mortalité en France (après le tabac) avec 67 000 décès prématurés par an dont 8 000 en Occitanie, Toulouse Métropole met en place une aide pour le changement de son véhicule polluant (Crit Air 4 et 5) au profit d'un véhicule peu émissif. Cumulable avec celles proposées par l’Etat (bonus écologique, prime à la conversion, ... ) et celle de la Région (écochèque mobilité), elle permettra aux foyers touchant moins de 6 300 euros par an d’obtenir jusqu’à 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf, 3 300€  pour l’achat d’un véhicule de location et 3 000 euros pour un changement de motorisation. Les foyers déclarant entre 6 300 et 35 000€ par an bénéficieront d’un coup de pouce financier de 3 000€ pour l’achat d’un véhicule neuf, 2 000 euros pour un véhicule d’occasion et 1 000 euros pour un changement de moteur.
Les entreprises et associations de moins de 50 salariés pourront elles aussi profiter de ces nouvelles primes dans la limite de trois véhicules remplacés (avec un plafond de 20 000 euros) et de trois véhicules cargos acquis.Toutes ces aides seront  plafonnées à 40 % du coût HT du véhicule.

Booster les déplacements à vélo
Philippe Perrin, le vice-président de Toulouse Métropole en charge du vélo et des nouvelles mobilités, annonce également qu’une dotation supplémentaire sera mise en place pour aider les particuliers à l’acquisition ou à la location longue durée de vélos (qu’ils soient classiques, assistés électriquement, pliables …). Depuis 2019, une aide maximum de 200 euros pour les habitants ne dépassant pas un revenu fiscal net de 28 800 euros par an a déjà permis d’accorder près de 66 613 euros aux particuliers de la Métropole.Pour les professionnels, une aide allant jusqu’à 1 000 euros pourra être accordée pour l’achat ou la location longue durée de vélos.

Des aides pour la rénovation énergétique
Avec comme objectif la rénovation thermique de 7 000 logements par an, Jean-Luc Moudenc a annoncé qu’une subvention de 2 000 euros sera accordée aux bailleurs sociaux afin qu’ils rénovent le fonctionnement énergétique de leurs biens. Les particuliers, qui profiteront d’un nouveau guichet unique pour faciliter les procédures (devis, programme du chantier …), pourront demander cinq aides différentes. Premièrement, les habitants de Toulouse Métropole garantissant des travaux permettant au moins 40 % d'économie d'énergie auront une "prime rénovation" à hauteur de 1 000 euros. Ensuite, une aide de 510€ à l’audit énergétique sera mise en place jusqu’au 31 décembre 2020 (ce sera ensuite la Région qui proposera des solutions,).
Une autre aide, Rénovation BBC 5Bâtiment basse consommation), d’une valeur de 3 500 à 5 000€ aidera également les particuliers à réaliser des travaux abaissant la consommation énergétique d’un bien, tandis qu’une prime de 2 500€ pourra être délivrée en cas d’utilisation de matériaux biosourcés.
Avec ces mesures, Toulouse Métropole a pour objectif de réduire de 20 % la consommation du territoire par rapport à 2016, de diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2008, et de doubler la part d’énergies renouvelables locales dans la consommation.

 

Thomas Alidières

A lire aussi